Aller au contenu

1853 - Aujourd'hui


Composition


#Des Callinet aux Stiehr-Mockers

C’est bien à Claude Ignace Callinet que la ville de Riquewihr demandat en 1850-1851 un devis pour le remontage de l’orgue ou la construction d’un nouvel instrument. Mais c’est finalement à la maison bas- rhinoise Stiehr-Mockers que la Ville commanda le 8 juillet 1851 un nouvel orgue, ne réutilisant de l’ancien que les deux buffets. Que se passa-t-il en six mois ? Pourquoi un tel revirement ? Malheureusement, les archives aujourd’hui disponibles restent muettes. Est-ce une raison confessionnelle, les Callinet s’occupant essentiellement des églises catholiques et les Stiehr-Mockers des églises protestantes ? Est-ce pour une raison de carnet de commande, les Callinet étant dans une période d’intense activités durant ces années, enchaînant projets sur projets (un grand trois clavier venait de leur être commandé à Oberhergheim) ?

Lire la suite...


Le buffet
Le buffet

Le buffet

La double boiserie remonte entièrement à l’orgue livré en 1784 par Christian Langes. Le dessin en élévation du grand buffet est conservé dans les archives communales de Riquewihr, celui du positif a disparu. La façade s’inspire manifestement de l’orgue Silbermann de Soultz (1750) situé à une dizaine de kilomètres d’Uffoltz, où résidait Langes. On y retrouve la tourelle centrale à trois compartiments entourée de deux plates-faces et de deux grandes tourelles. Cette tourelle tri-lobée diffère un peu du modèle initial, avec des courbes- faces latérales un peu plus larges, comportant chacune cinq tuyaux au lieu des quatre habituels. Les deux angelots juchés à Soultz sur la tourelle centrale se retrouvent au même emplacement sur le dessin originel, ils y étaient encore avant la Première Guerre mondiale, au vu d’une photo ancienne citée par Marc Schæfer, mais ils ont migré depuis lors sur les tourelles du positif.

Lire la suite...

La Tuyauterie
La Tuyauterie

La Tuyauterie

A l’exception des tuyaux de façade et de 10 tuyaux intérieurs, toute la tuyauterie est d’origine, confectionnée par Stiehr en 1853. Sur les 1804 tuyaux que comptait l’instrument en 1853, 1734 sont parvenus jusqu’à nous, soit 94 %, ce qui en fait le mieux conservé des grands instruments de la maison Stiehr-Mockers.

Lire la suite...

Sommiers
Sommiers

Sommiers

Tous les sommiers sont de Stiehr, sauf celui du complément de pédale, qui est de Muhleisen. Ils sont tous à gravures et registres coulissants. Les chapes sont clouées, avec des clous forgés garnis de cuir.

La console
La console

La console

Située au soubassement du grand corps, la console est en fenêtre, entièrement reconstruite par Stiehr. Elle est fermée par deux portes en chêne verni, dont les quatre gonds sont d’origine mais la serrure est plus récente.

Les trois claviers sont en chêne, avec frontons à angle droit. Les naturelles sont plaquées d’ivoire et non d’os comme très souvent chez Stiehr, ce qui était annoncé dans le marché du 8 juillet 1851, les feintes sont en ébène.

Le pédalier a été renouvelé par Muhleisen en 1958. Il est de facture moderne, concave, avec des feintes rehaussées de palissandre, de longueur croissante vers les extrémités. Les montants du buffet ont été découpés pour insérer ce pédalier plus large que celui d’origine.

Lire la suite...

La mécanique
La mécanique

La mécanique

Hormis pour le complément de pédale, la mécanique des notes, et celles des jeux sont entièrement de Stiehr. Les abrégés comportent une planche en sapin, des rouleaux de section ellipsoïdale avec petits côtés aplatis, en sapin, des bras en hêtre, des axes en laiton et des crapaudines en hêtre. Au récit, la mécanique suspendue comporte des équerres en hêtre et un abrégé horizontal. A la pédale, la mécanique comporte un abrégé vertical au revers du soubassement, des pilotes de section ronde, des équerres en hêtre, des vergettes horizontales, un second train d’équerres et un abrégé vertical situé à l’aplomb de la laye.